
Sony HDR-SR11 / HDR-SR10 / HDR-SR12
Le Sony hybride sur disque dur et carte
08 mars 2008 par Thierry Philippon
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HDR-SR11 |
Format : AVCHD |
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C'est probablement le camescope AVCHD le plus haut de gamme qui soit sorti jusqu'à présent. Le HDR-SR11 n'accuse pas de grosses failles, hormis une inexcusable absence de réglage manuel du son. Le SR11 est un camescope HD intégrant un disque dur de 60 Go, soit une capacité à enregistrer 7H10 (*) dans la qualité la plus haute ou 22H au maximum en qualité basse. Au format AVCHD, le SR11 succède au HDR-SR7 au disque dur équivalent mais qui possédait un écran moins grand (2,7'') et un zoom plus court (x10). L'écran, géant, du SR11 est passé à 3,2'' (8,1 cm) et le zoom atteint un confortable x12, une de nos amplitudes préférées. (*) En voyage, certains utilisateurs craignent que la durée d'enregistrement soit insuffisante ou souhaitent sécuriser leurs données. A cette fin, une solution est théoriquement proposée : celle de copier le contenu du camescope via sa sortie USB vers un disque dur portable répondant à la norme OTG. Mais attention, le camescope doit impérativement répondre au protocole PTP, ce qui ne semble pas être le cas des modèles Sony (JVC oui). On pourra consulter à ce sujet un dossier intitulé "Décharger le camescope", réalisé dans le magazine CV&M n°228.
Le débit dans la qualité la plus haute (FH) a été amélioré, passant de 15 à 16 Mbits. On peut toutefois s'attendre, d'année en année, à de nouvelles augmentations car il y a de la marge ! Rappelons aussi que l'AVCHD requiert une grande puissance de calcul pour décoder un signal AVCHD. Enfin, le SR11 se targue d'enregistrer un signal enregistré en "Full HD" en 1920x1080 ou sinon, en 1440x1080 (dans un débit moindre à 9 Mbit/s) , tandis que la concurrence se "limite" souvent à 1440x1080. Mais un signal enregistré en Full HD n'est pas sans poser quelques problèmes éventuels au montage, selon sa configuration informatique. Le SR11 peut aussi être qualifié de modèle "hybride" car il sait enregistrer indifféremment sur disque dur ou carte mémoire Memory Stick Pro Duo (non fournie sauf chez certains revendeurs). Cette dernière solution procure 55 minutes supplémentaires en mode FH avec une carte de 8 Go. Une "passerelle" est de plus offerte, pour copier les images d'un support vers l'autre. Très pratique ! Enfin, le SR11 est même compatible à l'enregistrement avec les signaux SD (MPEG-2) pour offrir une solution de flux alternative, compatible avec la confection de DVD SD par exemple. Cela évite de se lancer tout de suite tête baissée dans l'aventure de l'AVCHD.
Le camescope est livré avec une station d'accueil qui permet de laisser la connectique branchée à l'ordinateur ou la TV. A noter la fonction BRAVIA Sync qui permet, lorsque vous branchez le SR11 sur votre BRAVIA via un câble HDMi, de contrôler le camescope à l'aide de la télécommande de la TV. Disque dur oblige, on peut bien entendu supprimer des séquences assez facilement en les éditant dans le camescope. Les possibilités de découpage et de "nettoyage" des séquences enregistrées sont ici abouties : outre les listes de lecture qu'on peut éditer, il est possible de supprimer, copier et même diviser une scène à l'endroit de son choix : nous avons essayé, c'est assez simple. Toutefois, on perd dans ce cas la séquence originelle entière divisée en deux sections sans possibilité de faire machine arrière.
De part et d'autre du positionnement du HDR-SR11, on trouve aussi deux modèles. D'une part, le HDR-SR10 qui concède un DD moins costaud de 40 Go, dont le capteur est moins performant et qui est dénué de viseur. Mais le prix chute de 300€. D'autre part le HDR-SR12, qui, pour 200€ de plus, est la version musclée du SR11 avec un DD de… 120 Go ! Le SR12 n'est toutefois pas une version officielle en France. |
Le test express
Le capteur du SR11 est un trimégapixel (celui du SR10 se contente d'un bimégapixel), qui s'appuie sur un processeur à technologie Bionz et qui est secondé du mode x.v.Colour (débrayable). Les photos capturables peuvent être en 4 tailles et 2 qualités. La résolution atteint 10,2 Mp (!) en 4:3 (par interpolation) et 7,6 Mp en 16:9. On avait rarement atteint pareilles résolutions. On retrouve aussi de nombreuses fonctionnalités photo parmi lesquelles un retardateur, un Flash à 3 niveaux de puissance possibles et 3 modes, un anti-yeux rouges. Egalement proposée, la faculté de capturer des vues fixes (jusqu'à 3 simultanées) de 7,6 Mp pendent l'enregistrement vidéo (Dual Record). Enfin, la plupart des fonctions vidéo sont aussi valables pour la Photo, c'est par exemple le cas du stabilisateur ou de l'assignation de la bague de réglages à l'avant.
Les prises Micro et casque sont présentes mais on note une absence d'enregistrement manuel du son. C'est bien dommage, le camescope est en recul sur ce point par rapport aux Canon HV20/HV30. "A la place", on dispose d'un son ambiophonique en 5.1. à l'utilité bien moins évidente. Cette faculté est d'ailleurs débrayable. A noter que l'obtention d'un son 5.1 est possible avec le micro intégré ou un micro externe en 5.1.
Le zoom est capable de lenteur : 18'' environ avec la puissance optique x12, ce qui permet d'obtenir des zoomings assez lents. Pour sa part, le zoom numérique a été limité à x24. Bravo d'avoir juste mentionné x12 sur la coque, c'est honnête ! Ce même zoom sait aussi être très rapide (moins de 2 secondes), c'est une des caractéristiques des modèles Sony. Il bénéficie d'un report de commandes sur l'écran.
Quant au stabilisateur, quoique optique, son efficacité est bonne, sans plus.
Le viseur en 16:9 est très apprécié. Nous l'avons utilisé par fort ensoleillement car l'écran ne peut parer les situations de fort ensoleillement, surtout quand en outre, la transpiration laisse des traces (provisoires) sur l'écran, empêchant de bien cadrer. Autre bon point, le viseur se relève, c'est presque plus utile que de pouvoir l'étirer. On dispose donc d'un couple détonant composé d'un écran de 921000 pixels (même si le chiffre peut être contesté) et d'un viseur relevable. Qui dit mieux ?
La griffe est moins spectaculaire. Déjà elle est tellement protégée qu'on a du mal à faire coulisser le volet protecteur ! Ensuite, elle est propriétaire comme à l'accoutumée chez Sony car elle communique avec les accessoires de la marque
Côté batterie, la NP-FH60 livrée en standard ne tient que 45' à 50' réelles. Pour être tranquille, on peut acquérir la Sony NP-FH100 (environ 169€) offrant une autonomie de 165' à 185' réelles (et sinon, jusqu'à 5H) . Un chargeur séparé existe sous la référence Sony BC-TRP (env. 80€).
L'écran, dit "hybride", totalise 921000 pixels (640 (H) x 3 (RVB) x 480 (V)), ce qui est aussi bien que sur certains camescopes pros (comme le Sony PMW-EX1). Mais ce chiffre est quelque peu remis en cause par les spécialistes. L'écran est muni du report de commandes start/stop et zoom. Nous sommes toujours aussi "fans" de l'écran tactile car nous considérons qu'il est parfaitement adapté à la navigation d'un système non-linéaire. En clair, déclencher la séquence de son choix en appuyant juste dessus, ou déambuler dans les séquences à même une flèche haut-bas sur l'écran, on n'a rien encore trouvé de plus simple ! D'autant que l'accès au mode Lecture peut s'opérer sans quitter le mode "Caméra" grâce au picto Lecture. Ajoutons la faculté de naviguer dans le menu par date d'enregistrement, ou même par détection de visages (!). Cette détection de visages est assez pratique finalement, nous avons pu en tester l'efficacité.
C'est bien sûr par ce même écran qu'on accède au Menu avec 2 modes d'accès possibles. C'est un peu déroutant au début, la recherche d'une fonction spécifique peut prendre beaucoup de temps tant qu'on a pas saisi la logique. En outre, les superpositions graphiques sur les pictos ajoutent de la confusion, on l'a déjà dit. Faut-il stipuler un moins au niveau du verdict pour être écouté ? |
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On a un fort penchant pour la bague de commandes "Cam Control" située à l'avant du camescope, qui, par défaut, est paramétrée pour régler la mise au point manuelle. On peut choisir d'assigner 3 autres réglages depuis le Menu : Exposition, Réglage EA (Expo auto), et Réglage WB (balance des blancs). Alternativement, la touche Manual permet de passer du manuel à un retour à l'automatisme. Même si le HDR-SR11 est dépourvu de bague Focus/Zoom, ce dispositif externe est un des plus pratiques. Il l'est davantage par exemple que celui des Canon HV20/HV30. Et ici, pas de gêne comme sur le SR7, l'emplacement avancé de la molette Cam Control permet en effet de saisir la grosse molette avec le pouce et l'index de la main gauche, voire avec l'index seul, moyennant un peu d'habitude.
Il est juste dommage qu'on ne puisse pas passer d'un débrayage à l'autre sans réassigner une nouvelle fonction depuis le Menu (et c'est un sous-sous menu !). Petite consolation, les réglages sont mémorisés tant qu'on ne les modifie pas.
Hormis cela, les automatismes du SR11 sont globalement fiables. On retrouve les fonctions Spotmeter (Expo) et Spotfocus (Mise au point) qui s'opèrent depuis l'écran tactile par pression sur la zone de son choix. C'est une alternative possible.
On regrette l'absence de vitesses lentes d'enregistrement réglables en manuel mais aussi, et c'est plus étonnant, de vitesses rapides d'obturation. Par contre, la touche Contrejour, maintenue, est directement accessible à l'avant du camescope, sans passer par le Menu. Pas de réglage du Gain.
Par contre un bon point : le démarrage rapide (1 seconde environ), rendu possible grâce à la fonction Quick on qui place le HDR-SR11 en veille. |
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Parmi les ombres au tableau, l'absence de grand-angle qui m'a vraiment gêné. Et pour cause, la position grand-angle équivaut à un 40 mm en HDV/16:9. On pourra recourir au x0,7 Sony VCL-HGA07, de diamètre 37 et 30 mm, toutefois assez cher (environ 180 €) ou opter pour un complément optique Cokin, Hama ou Vivanco. Ou même, pourquoi pas, préférer un semi fish-eye tel le Raynox-HD3031 (env. 115€). Autre déconvenue, mais nous l'avions déjà observé avec le SR7, le fameux mode "Ralenti" qui procure un Ralenti très "fluide" sur 3 secondes (au ralenti 12 secondes) mais reste toujours aussi difficile à exploiter tant la qualité est médiocre…
Par contre, bravo pour les nuisances sonores, le SR11 reste un camescope quasiment silencieux. Il est muni, d'une fonction micro-zoom, si besoin.
La connectique est plus que correcte, comme à l'accoutumée. Située sur la station d'accueil et doublée en partie sur le flanc droit du camescope, elle se compose d'une prise HDMI, DV, Micro, casque, A/V et composantes. Les prises sont protégées derrière une trappe coulissante. L'emplacement de cette connectique est surélevé, c'est bien, cela évite d'incliner le camescope à chaque branchement. Les prises Micro et Casque sont également bien disposées. Autre satisfaction, l'USB est reportée à la fois sur la station d'accueil et sur le camescope. En revanche, il manque au moins un câble HDMI parmi les câbles qui pourraient être fournis.
A noter sur la station ou depuis le Menu la faculté d'activer la fonction One Touch Disc Burn pour une gravure directe (fonctionne sous Windows).
Enfin, comment gère-t-on l'AVCHD en lecture ou au au montage ? Le logiciel fourni - Picture Motion Browser 3.0 - peut-il suffire ? Voir notre article générique consacrée à ces épineuses questions.
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HDR-SR11
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HDR-SR10
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Différences HDR-SR11 et HDR-SR10 Le SR10 se différencie du SR11 par :
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